La belle et la bête

Ce film est intéressant parce qu’il introduit un nouveau genre, une nouvelle école esthétique, celle du kitsch numérique. C’est tellement laid et tellement systématiquement que ce ne peut qu’être le résultat d’une démarche délibérée. La beauté, la poésie, la féérie – j’imagine que c’était dans le cahier des charges de cette adaptation – naissent de la contrainte, de le surprise, d’une transformation miraculeuse d’un réel récalcitrant dont la trace pourtant subsiste. Dès lors que le numérique rend tout possible dans une débauche d’effets et de clichés tous plus ridicules les uns que les autres, l’on est juste devant une démo des nouveaux outils digitaux, sans la moindre trace de beau.

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