Meilleurs films 2017

Twin Peaks: The Return, Part 17-18 (David Lynch) : difficile de comparer dix-huit heures de série à des films, mais si la désormais mythique Part 8 est certainement la plus barrée, la plus imbitable, la plus psychédélique d’une décennie en proie au Mal, les deux heures terminales sont bouleversantes de beauté ; le visage d’Agent Cooper en surimpression

L’amant d’un jour (Philippe Garrel) : le tandem Garrel-Berta au sommet de son art ; le réveil de Louise Chevillotte après une nuit d’amour

Jackie (Pablo Larrain) : reconstitution envoûtante et splendide des funérailles de JFK du point de vue de Jackie, tiraillée entre amour, vanité, folie et détresse ; les silhouettes noires avançant dans la brume parmi les stèles dans la terre boueuse d’Arlington

Certain women (Kelly Reichardt) : détresse menue et détermination de fer dans les paysages délavés du Montana ; face-à-face silencieux entre Kristen Stewart et Lily Gladstone au milieu d’un parking, une des plus belles et plus tristes scènes de l’année

Good time (Josh & Benny Safdie) : After Hours déchaîné et émouvante ode à la fraternité ; les plans aériens sur les trajectoires de voitures dans la nuit

Get out (Jordan Peele) : un terrifiant portrait de Blancs dans l’Amérique raciste post-Obama ; le bingo le plus effroyable de l’Histoire

Grave (Julie Ducournau) : impoli, gore, sanguinolent et dégueu, un jouissif  premier film (au titre anglais plus beau : Raw) ; Rabah Naït Oufella dansant sur un ballon de foot, torse nu, sous le regard concupiscent de Justine dont le visage s’animalise à la perspective de le bouffer cru

Split (M. Night Shyamalan) : la virtuosité narrative de Night au service d’une schizophrénie déchaînée ; les plans tournoyants sur les escaliers de la psychiatre, spirales d’une conscience malade

Star Wars, The Last Jedi (Rian Johnson) : un épisode opératique, kitsch et flamboyant ; la bataille des masques rouges dans la salle de conseil écarlate

Le sens de la fête (Eric Toledano et Olivier Nakache) : le meilleur de la comédie française servi par un casting aux petits oignons ; les regards d’enfants levés vers l’homme-oiseau lunaire lâché dans la nuit d’été

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